Avis aux becs sucrés : soyez patients cette année

Radio-Canada

Le froid a retardé un peu le début de la saison des sucres au Québec cette année. Certains producteurs sont très occupés depuis une semaine, mais d’autres attendent toujours.

Les propriétaires d’érablières qui sont situées dans le sud de la province ont dû attendre plus longtemps que d’habitude avant de récolter les premières gouttes d’eau d’érable, indique la Fédération des producteurs et productrices acéricoles du Québec.

Dans les cinq dernières années, les acériculteurs québécois ont produit en moyenne près de 130 millions de livres de sirop d’érable par année.

Cette année, à l’Érablière Des Roy, à Sainte-Marthe en Montérégie, l’eau d’érable a commencé à couler vers la mi-mars, mais en faible quantité en raison du froid.

Depuis la semaine dernière, les employés sont en pleine production. Typiquement, dans la région, la saison se termine vers le 20 ou le 25 avril, mais c’est la chaleur ou les bourgeons qui vont sonner le glas de la saison, selon le propriétaire, Yvon Roy.

La saison a débuté tard, on était un peu inquiets, mais maintenant c’est rendu […] normal. On a fait plus d’une demi-saison et la température est encore bonne pour nous autres.

Yvon Roy, propriétaire de l’Érablière Des Roy

M. Roy souligne que son sirop est de très bonne qualité, mais qu’il n’a pas produit de sirop très pâle, de classe dorée. Son sirop est de classe ambrée cette année.

Les coulées étaient faibles au début à cause des nuits très froides, où le mercure descendait jusqu’à – 15 degrés Celsius. « C’est long le lendemain à dégeler », explique-t-il.

Gros plan sur un bâtonnet de bois orné de tire d'érable.Tire d’érable Photo : iStock

Les 12 régions acéricoles au Québec ne bénéficient pas des mêmes conditions météorologiques, ce qui influence le calendrier de production de sirop d’érable.

Dans les régions de Québec, du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie, commencer la saison des sucres en avril n’est pas rare. Aussi, les récolte d’eau d’érable se poursuivent parfois jusqu’au mois de mai.

En Beauce, la patience est de mise cette année.

Ça ne coule pas beaucoup, c’est juste un petit peu de coulage. Moi ça fait deux fois que je fais bouillir seulement. Ce n’est pas terrible.

Guymont Labbé, acériculteur de Saint-Georges de Beauce

Approvisionnement garanti, peu importe les conditions

Malgré un lent début de saison, les consommateurs ne devraient pas avoir à payer plus cher pour leur sirop, selon Hélène Normandin de la Fédération des producteurs et productrices acéricoles du Québec.

Des barils de sirop d'érable entreposésDes barils de sirop d’érable entreposés à Plessisville Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

La Fédération a une réserve stratégique de sirop d’érable dans le Centre-du-Québec, l’équivalent de 80 % d’une année de production. L’approvisionnement en sirop est donc garanti.

On ne manquera pas de sirop peu importe le type de saison qu’on aura cette année et ça permet la stabilité des prix aussi.

Hélène Normandin, directrice des communications de la Fédération des producteurs et productrices acéricoles du Québec

Les érables ont pris leur temps avant de couler cette année, mais ce n’est que dans quelques semaines qu’on pourra qualifier la saison acéricole de 2019.

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