La patience des voyageurs de la desserte aérienne entre Matane et la Côte-Nord mise à l’épreuve

Marie-Christine Rioux

Depuis le retrait du traversier Apollo de la circulation, plusieurs voyageurs se déplacent entre Matane et la Côte-Nord par avion. Par contre, malgré l’ajout de vols supplémentaires cette semaine par la Société des traversiers du Québec, des usagers déplorent les difficultés auxquelles ils se butent pour pouvoir traverser d’une rive à l’autre.

Avec le F.-A.-Gauthier en réparation et l’Apollo qui a été retiré de la circulation, c’est le CTMA Voyageur qui relie les deux rives, mais avec un service très réduit.

La plupart des voyageurs entre Matane et la Côte-Nord se rabattent donc sur la navette aérienne mise en place par la Société des traversiers du Québec (STQ) depuis maintenant plusieurs semaines.

Plusieurs déplorent toutefois certaines difficultés rencontrées pour obtenir une réservation pour effectuer la traversée en avion.

Ça a été assez problématique de pouvoir réserver un vol avec un départ et un retour. Cela fait trois semaines pratiquement que j’essaie. On me disait “rappelle la semaine suivante pour ton retour”. J’essayais la semaine suivante, et on dirait que les lignes étaient bloquées, mais là, j’ai réussi en début de semaine à booker un aller-retour, raconte Raymond Chénard, un résident de Port-Cartier.

Des passagers se dirigent vers un avion.Des passagers s’apprêtent à monter à bord d’un avion. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Je voulais réserver [une place sur l’un des vols] pour le mercredi, mais c’était full, full, full. Ça a tombé à samedi. […] Donc au lieu d’avoir une semaine pour mon voyage, c’est deux jours que je vais rester là-bas.

Martin Junior Lafontaine, résident de Sept-Îles

C’est sûr qu’on limite les bagages. On voyage moins lourd, c’est certain, affirme Sylvain Mercier, un résident de Sept-Îles.

En plus des difficultés pour obtenir une réservation et une place, certains des passagers rencontrés à Sept-Îles ont pesté contre le fait d’avoir à trouver un moyen de transport à leur descente d’avion, de l’autre côté du fleuve.

Je viens de Saint-Anne-des-Monts. Mes parents sont obligés de faire une heure et demie de route pour venir me chercher, l’autre côté.

Martin Junior Lafontaine, résident de Sept-Îles

Micheline Émond, une résidente de La Pocatière qui a déjà habité à Sept-Îles, formule les mêmes critiques envers la desserte aérienne :

Ce que je trouve déplorable par exemple c’est d’arriver ici puis d’être obligée de demander à tout le monde de me promener, soutient-elle.

Trois personnes descendent les escaliers qui mènent sur la piste d'atterrissage. Des passagers descendent d’un avion. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Malgré les pépins rencontrés, les voyageurs prennent la situation avec philosophie.

On comprend qu’un bateau, ça ne se trouve pas au dépanneur, mais le service aérien, si on peut dire, c’est un plaster.

Raymond Chénard, résident de Port-Cartier

Le traversier CTMA Voyageur n’effectue que deux traversées aller-retour par jour les jeudis, vendredis, et samedis jusqu’au 27 avril.

Comme il s’agit d’un bateau cargo, il ne peut prendre que 12 passagers à son bord et ce sont les camions qui disposent de la priorité à l’embarquement sur le navire.

Le CTMA Voyageur amarré au quai de MataneLe CTMA Voyageur amarré au quai de Matane Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La STQ ne prévoit pas de retour à un service de traversier entre le départ du CTMA Voyageur et la fin du mois de juin.

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