« Nous allons de l’avant! » : Brian Pallister, réélu premier ministre du Manitoba | Élections Manitoba 2019

Radio-Canada | Nouvelles

« Nous allons de l’avant, vers les budgets équilibrés, de meilleurs soins, de meilleures écoles, vers une économie plus forte et plus d’argent sur la table de la cuisine», a clamé le chef du Parti progressiste-conservateur.
Photo : Radio-Canada / James Turner

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Radio-Canada
2019-09-10 | Mis à jour aujourd’hui à 5 h 01

Le Parti progressiste-conservateur (PC) du Manitoba forme un gouvernement majoritaire au terme d’une courte campagne estivale de quatre semaines, mais obtient une moins bonne récolte qu’aux élections de 2016.

Dans un discours assez court au ton combatif et rempli de fierté, le chef conservateur Brian Pallister promet de maintenir le cap au cours de son deuxième mandat.
Merci beaucoup Manitoba!, a lancé le premier ministre.
Comme lors de toutes les élections, les Manitobains ont pu faire un choix, un choix vers l’avant, pas vers l’arrière, a-t-il poursuivi.
Nous avons réparé beaucoup de ce qui ne tournait pas rond dans la province. Nous ne sommes plus le secret le mieux gardé du Canada.
Le premier ministre a fait référence à 2020, année du 150e anniversaire de la province qui, dit-il, sera une occasion de rassembler les Manitobains et de célébrer : Bâtir le Manitoba de nos rêves, bâtir le foyer de l’espoir, bâtir le cœur du Canada.

On ne recule jamais. Tout comme le bison manitobain, on va toujours vers l’avant, la tête haute. L’avenir nous appartient.
Brian Pallister, premier ministre du Manitoba
Le premier ministre n’a pas commenté les pertes de son parti, qui avec 36 sièges, en remporte 4 de moins qu’en 2016, préférant insister sur le fait que les Manitobains nous ont dit qu’ils appréciaient.
Les néo-démocrates arrivent en deuxième position en améliorant sensiblement leur score précédent, sous le leadership d’un chef qui a dû rebâtir un parti gravement divisé par des querelles internes en 2015.

Wab Kinew a été élu dans sa circonscription de Fort-Rouge
Photo : Radio-Canada

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une défaite, a déclaré le chef néo-démocrate Wab Kinew. Je pense que les électeurs ont envoyé un message très clair. Ils nous ont dit qu’ils ne veulent pas seulement que nous soyons la conscience du Manitoba, pas seulement l’opposition du Manitoba, mais la voix progressiste du Manitoba.

Dans quatre ans, nous allons former le prochain gouvernement néo-démocrate.
Wab Kinew, chef du NPD

Dougald Lamont chef du Parti libéral du Manitoba
Photo : Radio-Canada

Chez les libéraux, les trois circonscriptions obtenues ne sont pas suffisantes pour que le parti puisse maintenir son statut de parti officiel en Chambre. Le chef Dougald Lamont, réélu dans Saint-Boniface, se sent tout de même satisfait de la campagne libérale : On peut être fiers de la campagne qu’on a menée et marcher la tête haute et être fiers de nous, s’est-il exclamé en remerciant son équipe.

C’est important, parce que je pense qu’on a abordé les grands enjeux. On a parcouru tout un chemin.
Dougald Lamont, chef libéral
Nous allons continuer de bâtir, promet Dougald Lamont. Je pense qu’on a vraiment fait la preuve qu’on est un parti crédible, sérieux et on a vraiment changé de niveau. Il faut continuer de bâtir, parce qu’il y a toute une série d’enjeux qui, si nous ne les avions pas abordés, personne ne l’aurait fait. Nous sommes un parti qui écoute les gens qui ne sont pas entendus. Nous allons continuer de jouer ce rôle et je vous en remercie.
Une victoire annoncée
Mamadou Ka, ancien candidat conservateur dans Saint-Boniface, estime que le résultat n’est pas une surprise. On savait que le PC allait l’emporter, dit-il.

Ça veut dire que la majorité des Manitobains soutiennent la réforme de la santé. Au niveau de l’éducation, je pense qu’il faut attendre le deuxième mandat pour voir l’étendue des changements.
Mamadou Ka, ancien candidat conservateur
David McLaughlin, directeur de la campagne du PC, indique : « On a envoyé notre message clair : si vous voulez moins d’impôt, avoir un système de santé réparé pour l’avenir… »
« La dernière élection était une élection de changement, analyse-t-il. Cette fois on ne veut pas avoir de changement. »

Félicitations au premier ministre @BrianPallister! L’élan continue de s’intensifier en faveur de gouvernements conservateurs qui vont mettre plus d’argent dans les poches des familles. J’ai hâte de travailler avec vous pour aider tous les Manitobains à améliorer leur quotidien. pic.twitter.com/tM8k2T4BfV
— Andrew Scheer (@AndrewScheer) September 11, 2019

Des premiers élus noirs

Uzoma Asagwara devient la première personne noie élue au Manitoba.
Photo : Radio-Canada / Erin Brohman

Cette élection verra deux députés noirs faire leur entrée à la Législature, une première dans l’histoire du Manitoba. Uzoma Asagwara représentera la circonscription d’Union Station pour le NPD. Et le néo-démocrate Jamie Moses a défait Colleen Mayer dans Saint-Vital.

Je suis vraiment fière de pouvoir servir tous mes commettants, a déclaré Uzoma Asagwara. J’ai de longues années comme militante. Je suis une infirmière en psychiatrie, je suis aussi une spécialiste en toxicomanie. Donc, les relations que nous avons bâties depuis des années vont vraiment bien servir les citoyens et citoyennes d’Union Station.
Tout ce qu’il manquait à l’Assemblée c’était une personne de couleur noire, commente Mamadou Ka.
Plus de 850 000 Manitobains étaient appelés aux urnes ce mardi pour élire le parti qui formera le prochain gouvernement provincial.
Les verts n’ont pas réussi à marquer l’histoire en faisant élire un premier député.
Une élection anticipée
Cette élection, qui devait se dérouler en 2020, survient un an avant la date prévue par la loi. Le premier ministre sortant, Brian Pallister, a décidé de convoquer les élections en avance en la déclenchant le 12 août.
Deux partis se sont livré la bataille principale : le Parti progressiste-conservateur (PC), au pouvoir depuis avril 2016, et le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui a gouverné la province au cours des 17 années précédentes.

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