Frédérick Gaudreau à la tête de l’UPAC pour 7 ans

Radio-Canada | En ligne

Frédérick Gaudreau est officiellement le patron de l’UPAC pour les sept prochaines années.
Photo : Radio-Canada

Partagez via Facebook(Fenêtre modale)
Facebook

Partagez via Twitter(Fenêtre modale)
Twitter

Partagez via LinkedIn(Fenêtre modale)
LinkedIn

Partagez via Courriel(Fenêtre modale)
Courriel

Activer l’option d’impression du navigateur
Imprimer

Commentaires

Radio-Canada
19 h 11 | Mis à jour à 22 h 36

Contrairement à ce qui s’était fait avant, sa nomination devait être entérinée par au moins les deux tiers des membres de l’Assemblée nationale, en vertu de la loi 1, adoptée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).
On cherchait ainsi à assurer l’indépendance du corps policier chargé de mener des enquêtes et de lutter contre toute forme de corruption. Auparavant, ce type de nominations relevait de l’exécutif, donc du gouvernement.
Quand Philippe Couillard dirigeait le Québec, la CAQ et le Parti québécois (PQ) plaidaient pour que le patron de l’UPAC soit nommé par les deux tiers de l’Assemblée nationale, ce qu’a toujours refusé le gouvernement libéral.
Les députés ont donc approuvé, mardi, la candidature proposée par le gouvernement de François Legault avec 110 votes pour, aucun contre et une seule abstention, celle de la députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier.
L’autre député indépendant, Guy Ouellette, était absent au moment du vote. M. Ouellette avait été arrêté par l’UPAC en 2017. Aucune accusation n’a suivi.

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique, s’est réjouie de ce vote unanime.

Je prends le temps de remercier les trois partis d’opposition qui ont pris la décision de s’élever au-dessus de la partisanerie dans l’intérêt supérieur de l’UPAC, de l’État.
Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec
Mme Guilbault a ajouté qu’elle avait l’intention de rencontrer M. Gaudreau pour discuter avec lui de ses orientations générales et stratégiques.

Gaudreau conscient des défis à relever
La nomination officielle de Frédérick Gaudreau pour un mandat de sept ans met fin à une longue période d’incertitude et d’instabilité à la direction d’un des principaux corps policiers du Québec.
Le policier a insisté, mardi, sur la bonne gestion et la transparence de son organisation. Il a aussi pris l’engagement de travailler à rétablir la confiance de la population envers l’organisation.

La transparence de l’organisation passe par la saine gestion de son administration, par les redditions de compte aux élus, à la population et au Comité de surveillance de l’UPAC.
Frédérick Gaudreau, commissaire à la lutte contre la corruption
On ne travaillera pas en cow-boy, a-t-il ajouté au micro de Patrice Roy, réitérant sa décision d’éviter de parler des enquêtes en cours.

M. Gaudreau succède à Robert Lafrenière, qui avait quitté la direction de l’UPAC sans explication, le 1er octobre 2018, jour de l’élection générale. On n’a jamais su les raisons de son départ précipité, trois ans avant la fin de son mandat. Il occupait ce poste depuis 2011.
Appelé à commenter la sortie de son prédécesseur, qui avait notamment évoqué l’imminence d’arrestations devant les députés de l’Assemblée nationale, le nouveau patron de l’UPAC a lancé : Moi je ne l’aurais pas fait parce qu’on doit respecter le processus judiciaire dans son ensemble.
À titre de commissaire de l’UPAC, Frédérick Gaudreau pourra réclamer un salaire annuel pouvant atteindre 223 118 $. M. Gaudreau est un policier de carrière. Ancien haut gradé de la Sûreté du Québec (SQ), où il a agi notamment à titre de chef du service des enquêtes sur la criminalité contre l’État, il est policier depuis 1997. Il a œuvré dans la lutte contre la cybercriminalité et mené des enquêtes sur les délits informatiques.
Pas un civil
Le suspense planait sur l’approbation par l’Assemblée nationale de M. Gaudreau, car le PQ et Québec solidaire (QS) voulaient qu’un civil prenne les commandes de l’UPAC.
Ils réclamaient un civil pour faire le ménage qui s’imposait dans l’organisation et rétablir le lien de confiance avec la population. Mais ils ont donc tous deux fini par se ranger à la proposition gouvernementale.
En point de presse, le député solidaire Alexandre Leduc a déploré le fait que sa formation avait dû faire pression en coulisses auprès de la ministre Guilbault pour obtenir des informations afin d’évaluer la candidature de M. Gaudreau.
Idéalement, le gouvernement souhaitait lui aussi un civil à la tête de l’UPAC, mais aucun ne s’est démarqué parmi les candidatures reçues. Un comité indépendant était chargé d’analyser les candidatures et de proposer au moins deux noms au gouvernement.

Avec les informations de La Presse canadienne

La Maison-Blanche refuse toute collaboration à l’enquête « contraire à la Constitution »

Un appel à des gestionnaires plus humains

Nouveau coup d’éclat pour le climat au centre-ville de Montréal

Un élève poignardé à mort à l’extérieur d’une école secondaire

Commissions scolaires : la FAE tombe à bras raccourcis sur le ministre Roberge

Commissions scolaires : la FAE tombe à bras raccourcis sur le ministre Roberge

Doug Ford pourra-t-il aussi éviter une grève des enseignants?

Le ministère de l’Environnement du Québec accumule les retards

Québec ajoute à son offre pour l’industrie du taxi

On continuera à entendre « bonjour-hi » dans les commerces

Le ministre Roberge face à un trio qui n’en démord pas

Laïcité : Blanchet et Legault se braquent contre Trudeau

Justin Trudeau parle climat au pays du générateur au diesel

Extinction Rebellion : un coup d’éclat réussi ou non?

Les libéraux veulent rendre permanent le financement du transport collectif

Dans les coulisses des débats des chefs

Six chefs fédéraux dans le ring pour un débat musclé

Durée :03:26

Go to Source