ONFR+ gagne un prix Judith-Jasmin pour la série « Nomade en francophonie »

ONfr+


Temps de lecture : 3 minutes

La série d’Andréanne Baribeau et d’Étienne Fortin-Gauthier, « Nomade en francophonie », a décroché le prix Judith-Jasmin du meilleur reportage dans la catégorie « Arts & culture et Art de vivre ».

Dans le cadre de cette série journalistique, Étienne Fortin-Gauthier est parti à l’aventure dans la francophonie internationale. Il a visité de nombreux pays en Asie, en Europe et en Afrique qui ont une chose en commun : la langue française.

« C’est un bel honneur de remporter ce prix, surtout pour un média franco-ontarien », réagit la reporter d’ONFR+. « Judith Jasmin était une journaliste qui chérissait le fait français. C’est donc en lien avec cette série qui avait pour but de faire découvrir la francophonie à travers le monde. »

« C’est venu comme une surprise », avoue la réalisatrice de la série, Andréanne Baribeau. « Je suis comblée et honorée. »

Une langue d’espoir

L’expérience a permis au journaliste et à la réalisatrice de développer un nouveau regard sur la francophonie.

« J’ai été surpris de voir à quel point le français n’est pas une simple langue, mais aussi l’espoir d’une vie meilleure », se rappelle-t-il. « Je pense à un jeune garçon au Cambodge, par exemple. Pour lui, apprendre le français, c’est pouvoir passer d’une pauvre vie à travailler dans les rizières, à une vie où tout est possible : travailler au gouvernement, faire un bon salaire. »

« Il y a des gens qui tripent sur le français en Corée, au Japon, au Vietnam, au Cambodge », vient renchérir Mme Baribeau. « Il y a des jeunes partout qui veulent apprendre la langue. Ça nous redonne confiance dans notre langue. En Ontario, on se fait souvent dire que le français est voué à mourir. Mais quand on se tourne vers le monde, on voit qu’on a des alliés partout. »

Mais tout n’est pas rose non plus au sein de la francophone, nuance M. Fortin-Gauthier.

« Dans bien des pays, comme au Sénégal, par exemple, le français est perçu comme une langue colonialiste », souligne-t-il. « Des gens m’ont carrément dit que le français n’est pas leur langue, mais plutôt une langue qu’on leur a imposée. Il ne faut pas être naïf non plus. Il y a des choses qui vont moins bien et c’est important de les souligner. »

D’un projet personnel à un reportage international

À ses débuts, l’aventure d’Étienne Fortin-Gauthier n’avait pas été conçue comme un projet journalistique.

« Après quatre ans à ONFR, j’avais développé un amour pour la francophonie ontarienne, mais aussi une curiosité pour la francophonie ailleurs dans le monde », raconte-t-il.

Il a donc décidé de prendre un congé sabbatique de six mois afin de voyager dans la francophonie internationale. Toutefois, après quelques discussions avec la productrice d’ONFR+, Gisèle Quenneville, l’idée est venue d’inclure ce voyage dans la programmation du média franco-ontarien.

Le journaliste est donc parti à l’aventure, muni seulement d’un sac à dos, d’un téléphone cellulaire et d’une petite caméra.

« C’est incroyable le chemin qu’a parcouru cette série, considérant que c’est juste une personne qui se promène avec un iPhone et une petite caméra », raconte le journaliste. « Si la série à l’allure d’une production professionnelle, c’est vraiment grâce au travail d’Andréanne Baribeau. »

« L’idée était d’avoir un style plus vlogue, plus voyageur, donc moins léché », développe Mme Baribeau. « On voulait vraiment sentir qu’Étienne était sur le terrain. »

Elle souligne aussi le travail de monteur, Martin André Young.

« C’est avec lui qu’on a créé le look visuel de la capsule », explique-t-elle.

Créé en 1975 par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPQJQ), le prix Judith-Jasmin récompense les meilleurs reportages réalisés par les médias québécois.

Vous pouvez découvrir toute la série « Nomade en francophonie » sur notre chaîne YouTube.

Go to Source