Salon du livre du Grand Sudbury : « On ne voulait pas lâcher nos auteurs »

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Temps de lecture : 2 minutes

[ENTREVUE EXPRESS]

LE CONTEXTE :

Le Salon du livre du Grand Sudbury (SLGS) débute, ce jeudi, pour quatre jours. L’événement qui se déroule tous les deux ans en alternance avec le salon de Hearst attire des milliers de visiteurs.

L’ENJEU :

En raison des mesures barrières exceptionnelles imposées par l’épidémie de COVID-19, le SLGS est pour la première fois virtuel, avec une diffusion en direct sur Facebook ainsi qu’une partie sur YouTube.

QUI :

Geneviève LeBlanc est la directrice générale du Salon du livre. Cette Sudburoise, à la tête du salon depuis 2017, a travaillé auparavant pour le Théâtre du Nouvel-Ontario et la Nouvelle Scène.

« En mars, on annonçait l’annulation du Salon du livre du Grand Sudbury. Comment s’est organisée la tenue de ce salon du livre finalement virtuel ?

Après la crise de la COVID-19, le décret du gouvernement disait qu’on devait s’isoler. Le conseil d’administration et moi avons décidé d’annuler le salon du livre « physique ». Par contre, on voulait ne pas lâcher nos artistes et auteurs. On a décidé de présenter une programmation réduite et en ligne. Très vite, j’ai reçu un retour positif et plus de 90 % des auteurs contactés voulaient se prêter au jeu !

Par rapport à la programmation initiale, tous les auteurs ne seront pas là, mais plusieurs quand même ! Une quarantaine ont accepté de se joindre à nous. Certains ont vu d’autres de leurs engagements être annulés, et se sont donc rajoutés par la suite à notre liste.

Quelles vont être donc les activités ?

Il y aura des conférences, des entrevues, et des entretiens, avec des auteurs qui vont des Maritimes à la Colombie-Britannique. Le volet jeunesse et familial sera important, avec une variété d’auteurs pour les 3 à 12 ans, comme Pierre-Yves Villeneuve, Tristan Demers, Diya Lim, Simon Lafrance, et Pierre-Luc Bélanger entre autres.

Comment ça se passe concrètement pour se connecter ?

Tout est enregistré par la plateforme Zoom et mis en direct sur Facebook. Les animations jeunesse ainsi que les vidéos du blogue À chacune et chacun sa voix seront, par ailleurs, mises sur YouTube. L’animation adulte du SLGS sera quant à elle sur YouTube à partir de la semaine prochaine. Si les gens veulent poser une question à un auteur, par exemple, lors d’une conférence, ils pourront l’écrire directement sur Facebook.

Est-ce que cette édition du SLGS sera rentable financièrement ?

Non, malheureusement pas, car nos revenus du SLGS se font par des ateliers dans les salles de classes des écoles du Grand Sudbury, la location des kiosques aux différents distributeurs lors du salon, la billetterie ou encore, les levées de fonds. Ce ne sera pas le cas cette année.

Cependant, on a reçu beaucoup d’appuis publicitaires pour notre site. Nos commanditaires sont là et continuent de nous soutenir. Nous ne sommes pas fragilisés financièrement.

À l’inverse, est-ce qu’il y a des avantages à être exceptionnellement virtuel ?

On a un plus grand rayonnement, car on est en ligne. Des médias provinciaux et anglophones ont embarqué, du fait que nous sommes un des seuls événements qui se passe en ligne dans la région. De plus, nos auteurs viennent de partout du Canada, que ce soit de l’Acadie ou de la Colombie-Britannique. Leurs familles et leurs amis vont être au rendez-vous !

Ça va nous permettre d’alimenter notre site web de contenus intéressants, et je peux d’ores et déjà vous dire que nous aimerions poursuivre l’aventure de faire des activités en ligne pour les prochaines éditions. »

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