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L’action plutôt que la réaction, prône le nouveau président de la SANB

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[ENTREVUE EXPRESS]

QUI :

Depuis mardi soir, Alexandre Cédric Doucet est le nouveau président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). Originaire de Beresford, M. Doucet termine actuellement son Juris Doctor à l’Université de Moncton. Il était jusqu’alors vice-président de la SANB.

LE CONTEXTE :

M. Doucet succède à Robert Melanson lequel avait décidé de ne pas briguer un second mandat à la tête de l’organisme porte-parole des Acadiens au Nouveau-Brunswick. Il a été élu avec 414 votes contre 250 à son adversaire Mathieu Gérald Caissie.

L’ENJEU :

Le nouveau président devra composer avec un climat politique difficile. D’une, les restrictions budgétaires posent une ombre sur les services en français. Par ailleurs, de nombreux dossiers ne sont pas réglés.

« Quelle est votre première réaction, après votre élection, mardi soir ?

Je suis content d’avoir gagné les élections, et de voir que les efforts faits durant la campagne ont porté leurs fruits. La transition devrait être plus facile pour moi, car j’ai déjà été le vice-président de la SANB.

La campagne s’était bien passée, même si on ne pouvait pas parler aux gens face à face. J’aime pourtant faire de la politique communautaire, et jaser face à face. J’ai quand même pu parler aux Acadiens, avec Zoom, FaceTime, Facebook, et le téléphone.

Lors d’un débat avec votre adversaire Mathieu Gérald Caissie, vous déclariez que la SANB doit être dans l’action, et non la réaction. Comment cela va-t-il se traduire durant vos deux années de mandat ?

Il va falloir agir dans les prochains mois. Tout d’abord, travailler sur la prochaine révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick qui devra avoir lieu au plus tard le 31 décembre 2021. Nous allons aussi surveiller la question de la nouvelle délimitation des circonscriptions électorales au Nouveau-Brunswick, et s’assurer que les changements législatifs adoptés en 2014 fonctionnent pour les Acadiens.

Comment définiriez-vous la différence dans le style et le fond, entre vous, et votre prédécesseur Robert Melanson ?

Nous venons d’une différente génération. Robert a fait un gros travail à la tête de la SANB, mais je suis un peu plus calme et diplomate que lui. Robert aimait critiquer et faire de la réaction. J’aime plutôt communiquer et faire du lobbying, mais soyez certain que lorsqu’il faudra taper du poing sur la table, je le ferai !

Durant votre campagne, vous avez aussi plusieurs fois déclaré vouloir vous rapprocher des membres…

Oui, car je pense que la SANB doit être la représentation légitime de tous les Acadiennes et Acadiens au Nouveau-Brunswick. Si elle ne peut pas les représenter, elle va perdre du galon.

Beaucoup de nos membres ne se sentent plus membres, tandis que beaucoup d’informations nous manquent sur eux. Il va falloir donc avoir une campagne pour aller recruter de nouveaux membres !

Vous avez dit plusieurs fois être favorable à plus d’inclusion. Quelle est votre méthode pour y arriver ?

Il y a toujours la conciliation avec le peuple autochtone, j’aimerais travailler dessus. Quant à inclure plus les minorités visibles au sein de la SANB, c’est quelque chose que l’on aimerait aussi travailler, mais avant de dire quelque chose, et donner les solutions, nous devons nous concerter avec mon équipe.

Nous sommes plongés dans une crise économique en raison de l’épidémie de COVID-19. Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour les services en français ?

L’histoire nous l’a toujours indiquée. À chaque fois qu’il y a une crise, les droits des minorités sont toujours les plus touchés. Il va falloir faire de l’action et de la réaction, pour être certain que les droits ne sont pas touchés.

Quel bilan faites-vous du gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs, un an et demi après sa prise de pouvoir avec le soutien de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ?

Je dirais qu’il n’y a pas eu d’avancement, ni de recul durant un an et demi, mais il y a toujours de l’inquiétude. »

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