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Ford annonce de nouvelles écoles, malgré une rentrée incertaine

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BRAMPTON – Alors que l’opposition exige du gouvernement des investissements pour développer des infrastructures d’urgence pour la rentrée scolaire de septembre, le gouvernement Ford a réannoncé la construction de 30 nouvelles écoles qui verront le jour d’ici quelques années. Des écoles francophones dont la construction avaient été confirmées dès 2018 sont sur la liste.

Doug Ford a annoncé que 500 millions de dollars étaient prévus pour bâtir 30 nouvelles écoles, ce qui s’inscrit dans un plan de 10 ans, déjà annoncé.

Les écoles francophones concernées par l’annonce sont les suivantes. À noter que les constructions d’écoles à Blind River et Ottawa avaient été annoncées en 2018.

Blind River CSD du Grand Nord de l’Ontario École élémentaire publique de Blind River (école commune avec le projet de construction d’une nouvelle école JK-12 à Blind River du Algoma DSB) Nouvelle école
London CS Viamonde École intermédiaire et secondaire publique Gabriel-Dumont Agrandissement
Brampton CS Viamonde École intermédiaire et secondaire publique Jeunes sans frontières Agrandissement
Ottawa CÉP de l’Est de l’Ontario École élémentaire publique Kanata Sud Nouvelle école avec 49 places en services de garde d’enfants
Brampton CSC MonAvenir École secondaire catholique Brampton Nouvelle école

« C’est bien que le gouvernement nous rappelle les investissements pour la prochaine décennie, mais les parents sont inquiets des investissements pour le prochain mois », a réagi Mike Schreiner, le chef du Parti vert de l’Ontario.

« Il n’y a toujours aucune annonce pour l’embauche de nouveaux enseignants et pour augmenter l’utilisation des espaces communautaires permettant l’offre de cours en personne », se désole-t-il.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’a pas non plus mâché ses mots après cette annonce, alors que des centaines de milliers de parents attendent toujours de savoir si leurs enfants iront à l’école cet automne ou s’ils devront suivre leurs cours, totalement ou en partie, à distance.

« Plutôt que d’espérer que les parents puissent avoir accès à des espaces sécuritaires pour leurs enfants en septembre, le gouvernement devrait poser les gestes pour que cela se produise », affirme la critique néo-démocrate en matière d’éducation, Marit Stiles.

L’opposition officielle croit que le scénario d’un enseignement partiellement à distance est une mauvaise idée dans la perspective où le gouvernement Ford a diminué les budgets des services de garde, qui devraient normalement accueillir les enfants qui ne sont pas en classe.

Doug Ford cultive partiellement le mystère

Le gouvernement Ford a exigé des conseils scolaires qu’ils développent trois scénarios pour l’offre des cours à l’élémentaire et au secondaire à l’automne. L’un miserait sur un enseignement entièrement à distance, un autre sur une rentrée à cinq jours par semaine, puis un dernier sur un mélange des deux autres.

Mais déjà, Doug Ford a montré ses couleurs.

« Notre objectif est d’avoir les élèves en classe cinq jours par semaine. Parlez aux parents, ils veulent de la certitude. Ils veulent donner une garantie à leur employeur et savoir leur enfant dans un endroit sécuritaire. Nous allons travailler avec les parents, les professeurs, les conseils scolaires… »

Il nie catégoriquement les accusations selon lesquelles son gouvernement ne se prépare pas à toutes les éventualités. « Je ne crois pas qu’il est trop tard. Regardez comment les choses évoluent. C’est très fluide, on s’adapte », a-t-il lancé en point de presse.

Et il ne pense pas qu’il faudra mettre de l’avant un modèle unique, cet automne.

« Ce qui fonctionne à Toronto ne marche pas nécessairement pour Kenora ou les gens du Nord qui n’ont eu aucun cas. Aujourd’hui, j’ai regardé les chiffres, nous sommes à 103 nouveaux cas de COVID-19. J’ai hâte de tomber sous la barre des 100 », a lancé le premier ministre ontarien.

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